Découvrir : Histoire

Le traité de Nimègue

Maubeuge fut définitivement rattachée à la France en 1678 par le Traité de Nimègue, qui mit fin à la guerre de Hollande opposant le royaume d’Espagne au royaume de France. La ville va alors vivre une période de calme relatif, Louis XIV ayant chargé Vauban, en 1679, d’en faire une place forte, à la fois offensive et défensive, au point le plus exposé de la frontière de la France. Ainsi de 1679 à 1685, l’emploi de plus de 8 000 hommes, 120 000 m3 de terres et de pierrailles, 189 000 m3 de maçonnerie ont été nécessaires à la construction des remparts. La Manufacture d’Armes, créée en 1701, travailla à l’armement des troupes françaises, notamment durant la Révolution et l’Empire. Elle fut supprimée en 1836.


Les remparts de Maubeuge

Maubeuge, engagée au service de la France, connaîtra une vie plus paisible au cours du XVIIIe siècle. Mais cet intermède dure peu car la place forte ne tarde pas à subir les conséquences des guerres de la Révolution et de l’Empire. En 1792, les Autrichiens se heurtent aux avant-postes de l’armée du Nord, réunie par La Fayette. En 1793, la ville est attaquée par les Autrichiens, mais la victoire de Wattignies, les 15 et 16 octobre, permet le déblocus du camp retranché par l’armée du Nord avec Carnot, Jourdan et Duquesnoy. D’après Napoléon, « ce fait d’armes est le plus extraordinaire de la Révolution ».

En 1818, l’économie de la ville redémarre. La révolution industrielle se concrétise dans le bassin de la Sambre qui facilite l’approvisionnement en charbon depuis Charleroi. Les hauts-fourneaux et les laminoirs se multiplient, notamment dans le quartier de Sous-le-Bois dès 1837.