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La reconstruction

La Première Guerre Mondiale va éprouver à nouveau la cité sambrienne. En 1914, Maubeuge résiste sous la direction du Général Fournier et en 1918, elle sera délivrée par les Britanniques. Les destructions seront mineures.

La Seconde Guerre Mondiale aura par contre un effet désastreux sur Maubeuge. Dès mai 1940, les Allemands incendient la ville à l’aide de grenades incendiaires, ce qui détruit le cœur historique de Maubeuge à plus de 90%. Le 2 septembre 1944, la cité est libérée de l’occupation allemande par les Américains commandés par le général Rose.


André Lurçat, architecte de la ville, expose son projet pour la reconstruction de Maubeuge

Commence alors la période de tous les changements : en effet, André Lurçat, nommé « Architecte en chef du bassin de la Sambre » par le Ministre de la reconstruction, va entreprendre une reconstruction de la ville sans précédent. André Lurçat propose un programme complet, basé sur l’utilisation des ressources premières du territoire pour favoriser la relance économique et la préservation du patrimoine ancien. Ainsi il s’oppose au démantèlement complet des fortifications de Vauban. Attaché à gommer les disparités sociales intra-urbaines, André Lurçat fait table rase des tracés du passé, il abaisse le niveau de la ville haute et remonte celui de la ville basse.

Dès la fin de la guerre, plusieurs industries renommées sont venues s’installer dans la Bassin de la Sambre. Mais dès 1953-54, des difficultés surgissent, qui se précisent dans les années 60. De 1962 à 1968, le Bassin de la Sambre subit une forte récession. Il semble indispensable de reconvertir les activités et de les diversifier.

L’installation des usines Chausson en 1971, qui deviendront Maubeuge construction automobile, filiale de Renault, a donné un second souffle à l’activité industrielle de Maubeuge.