La Manufacture d’Armes, créée en 1701 par Monsieur DARETZ, travailla à l’armement des troupes françaises, et notamment durant la Révolution et l’Empire. Elle fur supprimée en 1836.
MAUBEUGE a vu la naissance de l’aérostation militaire, avec le ballon captif réalisé dans ses murs par le Capitaine Ernest COUTELLE, utilisé en Juin 1794 par le Général FAVEREAU pour l’observation des troupes autrichiennes campées au Nord de la Ville, puis à Fleurus où l’aérostat ‘l’Entreprenant » montrant son utilité stratégique.
En 1910, comme grande place forte, MAUBEUGE fut dotée de six ballons captifs.
Puis, en 1912-13, un hangar à dirigeables fut construit pour abriter le « DUPUY de LOME » et le « FLEURUS », celui-ci remplacé par le « Montgolfier ». Le hangar fut ensuite agrandi pendant l’occupation pour loger les Zeppelins. En 1919, le Zeppelin L 113, livré à la France et renvoyé à Cuers-Pierrefeu, y prit le nom de « Dixmude ». Il fut détruit en décembre 1923, en Méditerranée, au retour d’un survol de l’Afrique.
MAUBEUGE a vu aussi le premier meeting aérien de la région du Nord le 22 Septembre 1910. L’enthousiasme en faveur de ces machines volantes, suscita une souscription publique pour offrir deux avions à la France, le « Malplaquet » et le « Wattignies ».
Dès 1912, une escadrille militaire de Déperdussins forma une base aérienne dont les pilotes battirent plusieurs records : le Capitaine Yence (record de la traversée de la Manche), le Sergent Verdié devenu Colonel (premier record de hauteur en 1911), le Lieutenant Brocard, devenu Général (record du 3.000 m d’altitude), etc
Les nouveautés du siècle tentèrent les férus de mécanique, et des constructeurs entreprirent ma fabrication d’automobiles de 1900 à 1914 : Dupressoir, Léon Marchand et Guillick.
MAUBEUGE fut aussi le berceau de la machine-outil, avec la création d’une machine à raboter le fer ; « pour substituer les coprs de pompe de fer battu à ceux en fer coulé », employés à la machine de Marly.
Inventée par Nicolas Focq, serrurier et Horloger à MAUBEUGE, entrepreneur des machines à feu de Charleroi et de Condé, la machine construite au lieudit « Pont-à-Lan » fut étudiée et approuvée le mercredi 30 Juin 1751 par les délégués de l’Académie Pajot d’Once en Bray, Camus et Nollet, après leur visite à MAUBEUGE.
La naissance dans le Bassin de la Sambre, au milieu du XIXe siècle, d’une industrie sidérurgique de constructions métalliques et mécaniques, a été marquée par des réalisations et créations qui ont fait la réputation de ses entreprises, ingénieurs, techniciens et ouvriers dans le monde entier.